Pour celles qui auraient un peu trop chaud, on va se réfugier dans d'anciennes carrières qui ensuite ont suivi de refuge pour les poilus de la guerre de 14-18.

 

La température est constante et idéale.

 

 Ces carrières situées à Machemont dans l'Oise concentrent  en un même lieu des galeries souterraines, des habitats troglodytes et des traces de la présence de soldats durant la grande guerre mondiale 14-18. Ce site unique et ressourçant vaut le voyage à lui seul.

 

07-DSC00927

A l'extérieur nous pouvons voir une photographie prise pendant la guerre en 1917.

02-DSC00919

La même vue de nos jours. Les carrières sont occupées par l'armée française, en moyenne 500 soldats occupent le site qui reste français malgré les nombreux assauts de l'ennemi qui ne se trouve qu'à quelques km. Ce site était la troisième ligne de front, celle où les soldats pouvaient se faire soigner ou même reprendre des forces.

11-DSC00936

tout autour des sculptures taillées dans cette pierre tendre

03-DSC00920

tête de zouave vue de profil qui représentait "turco" avec ses moustaches effilées, sa barbe et la chéchia.

04-DSC00922

Le songe lors de la moisson évoque une femme restée au foyer où elle a pris la place de l'homme dans les champs. Cette sculpture a été réalisée par un combattant du 11ème régiment d'Infanterie, il a voulu représenter sa femme la faucille à la main, qui songe à son mari. Cette sculpture évoque la souffrance de ce soldat loin de sa femme.

 

05-DSC00924

Sculpture de Marius Corpait lors de son séjour à Montigny, le lion terrassant le dragon. Le lion roi des animaux soumet le monstre visqueux représenté coiffé du casque à pointe.

13-DSC00941

Entrons maintenant dans les carrières

 

10-DSC00931

On peut facilement imaginer l'extraction de ces pierres qui ont servi à construire les bâtiments hausmaniens de Paris.

08-DSC00928

Des découpes très droites. Au sol c'est ce qui se réalise en ce moment pour installer l'électricité pour faciliter les visites.

18-DSC00951

On distingue très bien les carrés qui étaient extraits de façon très anarchique, sans se préoccuper de la base. Ainsi souvent il y eut des éboulements.Le travail est très difficile. Ce sont 3 000 tonnes de pierre qui en sortent chaque année. Avec des galeries pouvant atteindre plus de 600 mètres. Les carrières sont même exploitées à l’excès, tant et si bien que des effondrements ont lieu. Ainsi, le 26 janvier 1843, trois personnes d’une même famille sont tuées. À la fin du XIXe  siècle, une partie des carrières est réaffectée en champignonnières.

2-DSC00971

3-DSC00975

 

 

16-DSC00948

De jeunes bénévoles travaillent l'été encore pour découvrir ce qui a été bouché ou enseveli.

20-DSC00954

Des plateaux étaient montés sur rail que des chevaux tiraient.

19-DSC00952

Avant les rails, les chevaux tiraient des charrettes comme celle-ci.

14-DSC00943

exemple encore de sculpture à l'intérieur

09-DSC00930

La vie s'organisait pendant la guerre. Les popottes, il y avait aussi le salon de coiffure

21-DSC00955

Des conduits naturels évacuaient les fumées

29-DSC00974

Le solex est beaucoup plus récent, il appartenait à un homme qui a décidé d'habiter ces carrières

25-DSC00967

Dans tous lieux, une chapelle pour prier et honorer les morts au combat

15-DSC00947

Ces poilus malgré ce qu'ils enduraient ne perdaint pas leur humour, partout des noms de rues très amusantes

26-DSC00969

17-DSC00950

 

28-DSC00973

L'installation de cet homme dont j'ai oublié le nom

27-DSC00972

 

24-DSC00966

23-DSC00964

 

30-DSC00976

 

12-DSC00939

Dans ces carrières on retrouve aussi des traces plus anciennes à savoir des fossiles marins, témoins d'une mer présente dans ces lieux il y a plusieurs millions d'années. Comme quoi quand je dis que rien ne se perd !!!!

33-DSC00984

 

32-DSC00981

Nous ressortons pour faire quelques pas dans les tranchées reconstituées

31-DSC00978

 

 

1-DSC00929

A l'extérieur une autre sculpture plus parlante. Une femme avec tous ses attributs et un trou dans la pierre car les poilus avaient aussi des besoins.

1-DSC00983

Ces lits témoignent que ces lieux servaient d'hôpital militaire

1-DSC00968

 

 

J'espère que ce retour dans le passé vous a plu. N'oublions jamais combien nos anciens ont combattu pour une France debout.