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03 décembre 2016

24 h photos 2016

La photo de la semaine pour ces 24 h photos de PATRICIA

 

 

sera le grand sapin des Galeries Lafayette tout en papier.

 

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Pour la première fois, les Galeries Lafayette dévoilent un sapin habillé exclusivement de papier sous un show son et lumière unique. Création de l’artiste Lorenzo Papace, ce gigantesque sapin, animé par une grande roue et des téléphériques, se dresse au cœur de la Coupole, accueillant des ours polaires venus vivre une expérience féerique dans un monde immaculé.

Très vite un billet pour vous montrer ces merveilleuses vitrines.

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02 décembre 2016

Hôtel de la Monnaie

Bon puisque Christiane m'y oblige (voir son billet)

 

Je veux bien partager avec vous ma balade de mercredi, à savoir l'expo de Maurizio Cattelan à l'Hôtel de la Monnaie.

 

Avant parlons un peu de cet établissement qui abrite toujours la monnaie de Paris. Egalement au premier étage le restaurant de Guy Savoy qui nous a saluées à l'arrivée. Déjà une première surprise. Plein de charme ce monsieur. Bon je ne m'attarde pas !!!!

 

L'ancien hôtel de Conti  avait été racheté par la ville de Paris pour construire le nouvel hôtel de ville. C'est l'architecte Jacques-Denis Antoine qui a fait réaliser ce bâtiment.

 

Nous arrivons et passons sous une jolie voûte à caissons.

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En face le musée d'Orsay. Aujourd'hui plus aucun appartement de fonction ne subsiste à la Monnaie de Paris

 

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Une première grande salle avec un plafond magnifique

 

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Condorcet rédige à la Monnaie de Paris la majeure partie de son oeuvre scientifique et philosophique. Son épouse y tient l'un des salons les plus en vue du Tout-Paris.

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Cette pièce avec de jolies grisailles faisait partie des appartements spacieux et luxueux réservés aux hauts responsables de la Monnaie de Paris. Ici c'est l'ancien boudoir de Madame de l'Averdy (épouse du contrôleur général des finances de Louis XV).

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Bon après les mises en bouches, voici l'oeuvre de Maurizio Cattelan.

C'est un artiste italien haut en couleur. Une star de l'art contemporain. Son exposition Not Afraid of Love ("Pas peur de l'amour") est une des plus visitées de la capitale. Pour cause, c'est la première rétrospective de Maurizio Cattelan en Europe. Cattelan est un artiste rare, qui a 56 ans, il vit à New York.

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Pour essayer de comprendre Cattelan, il faut lire ce qu'il écrit : "L'humour est une manière de communiquer qui permet de dépasser l'obstacle de la timidité. C'est un signal de fumée permettant de faire passer un message important qui, si jel'exprimais littéralement, serait en fait moins efficace. L'ironie cache souvent un moment dramatique".

 

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Il y a toujours plusieurs niveaux de lecture, mais ces sculptures sont d'abord un choc visuel. Comme ce cheval suspendu sous la voûte de l'escalier d'honneur de la Monnaie de Paris et dont les très très longues pattes semblent allongées par l'apesanteur.

Ce symbole de la puissance guerrière aujourd'hui déchue n'a plus de bataille à mener, il est las.

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A chaque entrée de visiteur, Tambourino joue du tambour.

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Représenté avec les traits de Cattelan jeune. Il évoque aussi bien le jeune Oscar du crabe tambour que le joueur de flûte. Ce personnage dérange par le son du tambour et par la position en équilibre d'un enfant qui ne devrait pas se trouver là au-dessus du vide. Il donne l'alerte en ces temps incertains.....

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Dans la grande salle il faut savoir que la moquette rouge fait partie de l'oeuvre. Le pape Jean-Paul II terrassé par une météorite qui représente les pêchés de l'univers. Jésus fut bien sacrifié lui aussi, mais là le visage du pape n'exprime aucune souffrance.

C'est l'image d'un homme fragile sous le poids d'un fardeau.

Le titre la 9ème heure, en référence à cette 9ème heure où le Christ a dit : "monDieu, pourquoi m'as-tu abandonné".

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Je salue l'artiste qui a su rendre ce pape qui a souffert de maladie, aussi naturel et beau. Les cheveux sont naturels, le visage en résine polyester et gomme de silicone.

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Une autre très petite pièce où Maurizio Cattelan miniature observe les visiteurs entouré de pigeons naturalisés.

Il s'est fait tout petit parce que pour bien s'entretenir il faut être un peu absent presque invisible.

Ces pigeons touristes ont fait leur entrée dans le musée, miroir de ces touristes de la place St Marc, qui dans leur quête ont fini par faire de ces volatiles l'objet de leur curiosité et par là même des objets de collections.

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Des chiens stars qui adoptent un poussin. Cattelan veut nous dire que les chiens sont entrés maintenant dans nos vies, on les voit même accompagnant leur maître à la télé.

C'est un message également de l'adoption. La famille chien adopte un poussin, mais qui va grandir et certainement choisir son identification personnelle.

Ces parents vont devoir construire un foyer dans lequel le poussin devra se sentir libéré du fardeau du racisme et de la discrimination.

Certains peuvent y voir que des animaux empaillés, certains peuvent y voir de la tendresse .........

 

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Alors là je suis restée les bras ballants. Le plancher même de cette pièce a été percé pour pouvoir accueillir cette oeuvre. En se penchant on peut voir les bureaux du dessous.

Parmi les œuvres les plus étonnantes de Cattelan, il y a celle où l'on voit sa tête et ses épaules surgir d'un trou percé dans le plancher. Elle a été maintes fois reproduite dans les journaux et les magazines.

Cattelan est passé de chapardeur  picpocket à voleur à main armée. Le trou est le véritable sujet de l'oeuvre.

 

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Cet élève est puni de vouloir rêver, de vouloir s'évader. Il a mal à son envie de liberté, une image forte et dérangeante.

En parallèle des sévices qu'ont subis les anciens à l'école. Les coups de règle sur les mains notamment.

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Ma première impression  a été de sourire, ce cheval visiblement n'a pas vu la porte.

Son nom Kaputt qui signifie hors d'usage ou hors de combat. Quel bonheur d'imaginer le temps s'arrêter au moment de l'extase, pour toujours. Ce cheval franchissait un obstacle et va droit dans le mur !!!

Je me demande quand même comment ils ont fait pour le faire tenir sur ce mur.

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Peut être le dernier souffle d'un homme mains jointes en prière enseveli sous le sable ou la cendre.

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Certes l'image de ces linceuls est peut être dérangeante, mais ils sont exécutés dans le marbre de carrare.

Ces neufs vies interrompues qui témoignent de la tragédie des migrants avec laquelle notre génération sera inévitablement appelée à se  confronter par les prochaines.

 

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Et l'art qui raconte la vérité n'est pas provocation ou irrévérence, mais nous avertit de ce que nous devons faire

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deux Maurizio de la taille d'un enfant sont là, lovés dans la même position. Il serait trop long de vous écrire l'explication de ce double.

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Ce Cattelan là, figure l'anti héros ironique pendu au portant de la mode.

le message véhiculé est de ne pas se prendre au sérieux

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Cet homme en prière de dos n'est autre qu'un enfant agenouillé vêtu et coiffé comme un premier communiant, mais

 

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de face ou de profil, il n'est autre qu'Hitler lui-même. Tête d'adulte sur un corps d'enfant. On se rend compte qu'avant de devenir ce monstre, il a été aussi un enfant élevé dans la religion catholique.

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Demande t-il pardon ???? Cette oeuvre est intitulée HIM (lui)

Cette statue a été vendue près de 15 millions d’euros à New York le 8 mai dernier à un collectionneur américain, mais ce n’est pas à cause de ce prix que les œuvres de Mauricio Catellan sont présentées à l’Hôtel de la monnaie, mais bien parce qu’il est un des plus grands artistes de notre époque.

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La dernière est aussi dérangeante. On pourrait le rencontrer à tous les coins de rue de Paris.

Je vous laisse lire le texte

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Je vous quitte la-dessus.

 

Vous l'ai-je bien vendue cette expo ? en tous les cas, elle ne laisse pas indifférent, que l'on aime ou pas.

J'imagine déjà vos commentaires contrariés !!!!

 

 

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26 novembre 2016

24 h photos 2016

Une photo prise à Rouen dimanche dernier.

 

11 000 pieds  de chrysanthèmes reproduisant les jardins  d'amour de Villandry

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Dans le jardin des plantes de Rouen. Ce jardin est d'une grande beauté, des plans d'eau, des essences centenaires, des serres à visiter. Bref allez y faire un tour si vous pouvez.

Dans le cadre des 24 h photos de Patricia

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23 novembre 2016

Eglise Saint Eustache

Comme promis la suite de notre balade parisienne qui s'est terminée dans le quartier des Halles.

 

Maintenant occupé d'ailleurs par ce qui est appelé la canopée et qui accueillera une bibliothèque, un conservatoire de musique et un centre commercial, rien à voir avec ses anciennes fonctions.

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"Devant l'église cette sculpture intitulée écoute de Henri de Miller de 1986  : A l'écoute des rumeurs souterraines, tel un galet, cette sculpture est échouée au hasard d'une marée imaginaire, sur les rivages du temps "

 

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Au cœur du quartier des Halles, l’église Saint-Eustache est l’une des plus visitées de Paris.

 

Elle se distingue par ses dimensions, qui la rapproche davantage d’une cathédrale, et par la grande richesse des œuvres d’art qu’elle abrite. Construite en 1532, puis restaurée en 1840, elle possède plusieurs styles, gothique à l’extérieur, renaissance et classique à l’intérieur.

 

 

 

 

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L'église Saint-Eustache possède un cadran solaire ainsi qu'une méridienne, tous deux positionnés sur sa façade sud. Situé à plus de 30 mètres de hauteur sur le transept sud, le cadran est légèrement déclinant et mesure environ 6,5 mètres par 2,5 mètres. Le stylet est planté un peu en dessous du centre de la rosace au point de convergence de toutes les lignes horaires. La méridienne, quant-à-elle, se trouve au-dessus et à gauche du portail sud et mesure 3 mètres de haut. Ses lignes, gravées dans la pierre, indiquent tous les quarts d'heure entre 11 heures du matin et 1 heure de l'après-midi.

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Transept nord

 

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Très imposante, digne d'une cathédrale

 

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Le plus grand orgue de France devant les instruments de Notre Dame de Paris

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Sur les côtés de la nef, de nombreuses chapelles

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Le panneau de gauche représente la vierge étoile des marins

Celui du centre la vierge triomphante adorée par les anges

celui de droite la vierge consolatrice des affligés

Des peintures de Thomas Couture

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Nous passons devant une représentation qui rappelle les halles d'autrefois

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A l'intérieur d'une chapelle cette oeuvre deKeith Haring

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Trois petits tours et s'en vont. Ainsi se termine notre escapade parisienne de ce mois d'août.

 

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19 novembre 2016

24 h photos 2016

Aujourd'hui ma photo concerne à la fois ma boite de naissance terminée et un coup de gueule.

 

En effet alertée par une blogueuse, un site se permet de récupérer nos photos et surtout de les vendre.

Les photos de sites et de balades ne me gênent pas, à condition de ne pas avoir nos têtes dessus, mais les photos de mes créations, là ça me gêne énormément.

 

Donc maintenant vous verrez mes créations de cette manière.

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J'espère que ça dissuadera certains sites de profiter de mes photos. Mais peut être suis-je trop naïve.

Le site en question : http://wallpart.com/search?keyword. sI vous avez la curiosité d'y aller comme je l'ai fait , vous verrez certainement vos photos et le prix vendu. Mais je vous conseille avant de lire le second lien.

 

Et la réponse de canalblog qui m'invite à lire cet article de 2015 très intéressant concernant ces intrusions. Voici le lien :

http://www.economiematin.fr/news-wallpart-arnaque-phishing-vol-photos-droit-auteur-petition-securite-informatique

 

Ceci dans le cadre des 24 heures photos chez PATRICIA

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Et vous qu'en pensez-vous ?

 

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18 novembre 2016

suite et fin des passages parisiens

Je vous ai quitté après la visite du passage du Ponceau.

 

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Je retrouve Chris (crisitane) à la porte Saint Denis.

La porte Saint-Denis fut érigée en 1672 par l'architecte François Blondel et le sculpteur Michel Anguier sur le boulevard à l'emplacement de l'enceinte de Charles V. Leurs concepteurs ont puisé leur inspiration à la source des arcs romains, sur ordre de Louis XIV, en l'honneur de ses victoires sur le Rhin et en Franche-Comté.

C'est un vestige, comme la porte Saint Martin, conformément au souhait de Colbert d'élever des portes, monumentales entre la ville et les faubourgs

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Nous remontons la rue Montmartre bordées de jolies boutiques.

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En passant juste encore un petit tour dans le passage des Panoramas, juste pour le plaisir de voir l'enseigne de ce graveur STERN qui a fait des cartons des plus grandes familles d'Europe.

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Nous arrivons passage du Prado.

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Ouvert dès 1785, il ne fut couvert qu'en 1925 par une étonnante verrière mal entretenue.

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Il vivote dans l'indifférence d'un public pourtant dense à proximité. Beaucoup de coiffeurs pour les personnes d'origine africaine.

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On peut quand même encore admirer l'ancienne façade du café du Prado.

Puis après une belle marche par un temps pas très lumineux (vous pouvez toujours voir chez crisitane 

les belles façades que nous avons croisées ).

Nous atteignons la galerie  de la Madeleine tout près de l'église du même nom.

Son ouverture est plus récente, elle date de 1845 et donne sur la place de la Madeleine.

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Comme vous le constatez pas grand monde dans cette galerie. Pas plus mal pour faire des photos.

Malgré son excellente situation et sa décoration recherchée, le passage ne fut jamais très fréquenté.

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Un beau pavage en damier date de 1990, un balconnet surplombe cette galerie. L'enseigne Yves Delorme est un spécialiste très en vogue du linge de maison.

Tout près le village Royal . Une expo plutôt kitch je dirai, je n'ai pas retenue le nom de l'artiste.

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Pas évident de voir la panthère Mais c'est celui que je prèférais

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Ah ben voilà l'artiste s'appelle Orlinski, Il est né en 1966 et est sculpteur depuis 2004 autour d'un concept appelé Born Wild.

L'expo avait lieu jusqu'au 15 novembre.

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Nous terminons en dégustant des tartes aux pommes savoureuses dans ce bel établissement art déco. Je vous montre le décor, Chris vous montre les tartes

 

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Pour celles qui habitent trop loin, voilà un résumé assez court des passages parisiens dans ces billets. Et j'invite celles qui sont tout près à les visiter, ils sont plein de charme.

 

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12 novembre 2016

24 h photos 2016

Malgré le temps maussade et la pluie mercredi dernier, j'ai pu admiré ce splendide mur végétal.

 

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Des jardins à la verticale, voici le concept exceptionnel des murs végétaux qui fleurissent à Paris.

Getty Images/iStockphoto

Au hasard d'une ruelle parisienne, un mur recouvert de plantes a la capacité de vous plonger immédiatement dans une ambiance champêtre. Tour d'horizon de ces créations, que l'on doit au botaniste Patrick Blanc.

Des plantes qui grimpent le long d'une façade parisienne et on se retrouve immédiatement face à un véritable jardin à la verticale. Flânons dans Paris à la découverte de ses murs végétaux.  

Direction le Sentier

Notre première halte nous mène au croisement entre la rue d'Aboukir et celle des Petits Carreaux dans le IIe arrondissement. Depuis le petit bout de rue piétonne, on lève les yeux et on admire le travail du botaniste Patrick Blanc. 7600 plantes et 237 espèces sont réparties sur 25 mètres de hauteur, créant une oasis miniature au milieu de la ville. Il a fallu sept semaines à l'artiste pour réaliser cette création qui attire de nombreux curieux qui prennent le temps de s'asseoir quelques minutes pour admirer le chef-d'oeuvre. 

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Au cœur du 2ème arrondissement, à proximité de la rue d’Aboukir, Patrick Blanc, botaniste et chercheur a élevé un mur végétal de 25 mètres de hauteur. Un projet qui contribue au bien être du quartier.

Un projet en 2014 de faire à Paris 41 murs végétalisés.  Il serait intéressant de faire une sortie et de voir les réalisations

 

 

Dans le cadre des 24 H photos de PATRICIA

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10 novembre 2016

Les passages parisiens suite

Avant de vous montrer l'église St Eustache, près des nouvelles halles, je vous invite à visiter d'autres passages parisiens, moins connus et surtout moins visités.

 

En effet, nous avons tendance à montrer ce qui est le plus beau et le plus charmant dans Paris, c'est normal.

 

Mais comme je le disais à Chris (Crisitane) Paris a aussi un autre décor, ce que l'on nomme souvent l'envers du décor et que l'on pas toujours envie de montrer.

 

Pas du tout de ciel bleu pour cette promenade, ni de 30° mais de la pluie, ce qui fait que les photos sont moins éclatantes et parfois l'objectif s'est paré de gouttes de pluie.

 

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Nous avons commencé avant le déjeuner par le passage Brady (1828), rue du Faubourg St Denis dans le 10ème.

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Déjà à l'époque , 3 ans après Kermel affirmait :" rien n'est plus attristant que l'aspect du passage Brady où la misère et la malpropreté semblent avoir établi leur quartier général. C'est un bazar à friperies".

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Nous avons eu la surprise de voir quantité de restaurants indiens, c'est une petite cité exotique qui remplit le passage de senteurs épicées et de curry.

Le passage mériterait une sérieuse restauration.

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Ce passage de l'Industrie n'est pas couvert. En fait dans ce quartier, c'est amusant de se balade le nez au vent. Il y a plein de petits passages à ciel ouvert. Mais attention gardez bien près de vous vos hommes, car beaucoup de femmes disons un peu légères battent le pavé !!!

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Ces entrées un peu vieillotes et délabrées m'ont beaucoup rappelé le Paris que j'ai connu dans les années 50-60.

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Des petites courettes renferment sans doute bien des mystères et des anecdotes sur ce Paris de 1900.

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Nous déjeunons en face du passage du Cerf dont je vous ai parlé. Mais mon regard a été attiré par le petit restau d'en face : le pas sage.

J'ai trouvé l'idée amusante.

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Encore un petit coup d'oeil avant de repartir

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Tout près mais déjà dans le 2ème arrondissement le passage du Caire. Sans doute le plus grand dans cet ensemble de passages. Il date de 1798.

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Pas de grandes prétentions pour les promoteurs de ce passage. Construit dans le quartier populaire de St Denis, il voulait offrir aux commerçants et aux habitants du quartier, une promenade couverte encadrée de jolies boutiques.
D'ailleurs comment ces promoteurs auraient pu imaginer un passage luxueux, alors qu'il était mitoyen de la cour des miracles, l'un des repères de la pègre parisienne.

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Il est situé au coeur de ce que l'on appelle "le sentier". Les commerces proposent les accessoires nécessaires pour aménager leurs propres vitrines.

Aussi nous voyons des multitudes de portants, cintres, mannequins. Ce passage a des heures d'ouverture et est fermé le week end.

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Ce passage comporte plusieurs entrées et la plus intéressante est sans doute celle représentant les masques de la déesse égyptienne Hathor.

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Des colonnes surmontées de fleur de lotus

 

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détail de la frise supérieure de hiéroglyphes

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Ce passage a été dessiné à la gloire du général Bonaparte et de l'armée d'Egypte.

Avant de devenir le coeur de l'industrie et de la confection, le passage et la rue du Caire furent au 19ème un centre de fabrication de chapeaux de paille qui avoisinait avec des ateliers d'imprimerie et de lithographie.

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Cette inscription pratiquement effacée témoigne de l'existence de ces fabriques de chapeaux.

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En face d'une des entrées du passage du Caire, le passage du Ponceau (1826).

Il ne reste pratiquement plus rien d'origine, ni la verrière, ni les luminaires ni les éléments de décoration.

 

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Témoignage de son passé, cette inscription au sol.

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Pas grand chose à en dire. Des boutiques aussi de tissus, sentier oblige !

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Il donne sur le boulevard Sébastopol. A Paris aussi l'automne revêt ses habits mariant l'ocre et le marron.

 

la suite au prochain billet, pour ne pas vous fatiguer l'esprit.

 

 

 

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08 novembre 2016

Les passages parisiens suite

Vous semblez toutes aimer les passages parisiens. Je vous livre la suite de ma journée estivale dans ces galeries d'une autre époque.

 

Luchet avait aussi écrit que les passages étaient inutiles tant que les rues restaient à peu près praticables, tant que les gens en voiture voulaient bien laisser une part de pavé aux malheureux piétons ...

 

Avant l'étalage du boutiquier pouvait hardiment franchir le seuil de la porte et saillir de quelques pouces sur la rue, sans qu'un cabriolet le jette dans le ruisseau.

Pour rendre la concurrence possible à l'intérieur de la ville, on inventa les passages. Il a été choisi des blocs de maisons situées dans 2 ou 3 rues bruyantes et populeuses. Elles ont été bordées de boutiques très ouvertes, très ornées, où la marchandise était très en vue.

Mais le système était imparfait, il fallait que la clientèle se sente happée par le débordement, de chapeaux, de chaussures, de bijoux, il fallait que les clients se sentent bien et surtout qu'ils dépensent. Il fallait en faire un lieu de rendez-vous avec de la lumière, de la chaleur, de la fraîcheur en été, à l'abri de la poussière et de la boue.

Les verrières ont donc vu le jour.

 

 

Nous avons poursuivi avec le passage Jouffroy (1847).

Une société rassemblant plusieurs industriels dont Messieurs Jouffroy et Verdeau obtint le droit d'ouvrir ces deux passages.

L'entrée du passage Jouffroy fait face à celle du passage des panoramas.

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La tour des délices

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des boutiques comme je les aime. Mais avant c'était plutôt le grand déballage dans ces passages.

C'est dans ce passage au grenier à livres que j'ai pu acheté le guide des passages de Paris qui me sert de guide aujourd'hui pour vous conter l'histoire de ces galeries.

Vous ne pensiez tout de même pas que j'avais tout retenu dans ma pauvre tête !!!

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Dans ce passage le musée Grévin voit le jour en 1882. Un caricaturiste nommé Grévin eut l'idée de copier le célèbre musée de Mme Tusseau en créant des personnages en cire.

 Le passage a été entièrement rénové en 1987 et a retrouvé son dallage d'origine.

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Prolongeant le passage Jouffroy, tout naturellement le passage Verdeau qui complète l'enfilade. A eux trois ils forment la plus longue promenade couverte parisienne.

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Direction le passage des princes (1860). En toute logique il n'aurait jamais dû exister car les passages n'étaient déjà plus en vogue.

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Il aurait été dommage de ne pas pouvoir admirer ce beau dallage. Pas un succès très net à l'époque. Ce passage a réouvert en 1994, entièrement rénové mais pas comme à l'origine. L'architect a fait à sa façon, du coup il a été un peu abandonné.

Mais aujourd'hui il a retrouvé un nouveau souffle en se faisant une spécialité des jouets et des enfants. Il est devenu le passage des petits princes

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Passons devant la galerie Colbert (1826). Avec celle de Vivienne, cette galerie, avec les décorations intérieures, en font une des plus élégantes et des plus luxueuses de Paris. Emboitées l'une dans l'autre, ces galeries sont des soeurs siamoises. Mais sa rivale eut toujours la préférence des parisiens.

Dommage qu'elle ne soit plus réservée qu'aux étudiants qui suivent les cours de l'université Descartes. La rotonde a été transformée en garage.

 

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Là aussi nous avons trouvé porte close. Le passage Choiseul  (1827) est en grands travaux. C'était le plus mal entretenu de Paris.

J'espère le retrouver un jour avec son faste d'antan.

 

Nous arpentons toujours les rues de Paris avec grand plaisir, malgré la chaleur qui avoisinait les presque 30°.

Nous arrivons au Palais Royal. Pourquoi parler du Palais Royal ?

Et bien parce qu'à l'origine il existait les galeries de Bois, Vitrée et d'Orléans.

La galerie de Bois et la galerie Vitrée détruites en 1828 et la galerie d'Orléans détruite en 1935.

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Malgré les protestations des 72 propriétaires qui avaient vu sur le jardin, le duc de Chartres charge l'architecte Victor Louis de faire la rénovation. Il fait donc construite 180 arcades séparées par des pilastes corinthiens. Chaque maison comprend un rez-de-chaussée et un entresol donnant en retrait sur la galerie.

Le duc de Chartres avait transformé Paris. Le Palais-Royal devenait le centre du commerce et des plaisirs de la capitale. 180 boutiques attiraient une foule considérable. Dans le jardin, trois rangées de chaises étaient disposées à l’intention des promeneurs. On pouvait s’attabler aux cafés pour boire.

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les jardins sont encore très prisés, surtout cet été

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Pour le commerce, le succès vient de l’abondance et de la variété des marchandises proposées. La densité des boutiques, parfois de simples inventaires, est incroyable : près de 400 magasins pour tout le Palais-Royal. On trouve des magasins de luxe, surtout de joaillerie et d’horlogerie, mais aussi des tailleurs, des traiteurs aux victuailles rares et choisies, trois cabinets de lecture, un établissement de bains… Les modistes se tiennent surtout dans la galerie de Bois. Là aussi les libraires (on en compta jusqu'à quatorze5) et les marchands d’estampes spécialisés dans les publications licencieuses

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La seule transformation et pas la moindre, faut la démolition des boutiques. Cette galerie, qui était l’une des plus belles de Paris, abritait l’administration coloniale. Dans une conception purement décorative, elle fut réduite à ses portiques latéraux en démolissant les boutiques et la verrière qui la couvrait tout en maintenant les deux péristyles qui l’encadraient, apportant sans doute au palais une transparence et une luminosité perdues.

Et je suis toujours aussi convaincue que ces colonnes de Buren n'ajoutent rien de beau à ce palais, mais bon ce n'est que mon avis.

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Difficile de vous retracer toute l'histoire des galeries de ce Palais Royal, tant l'histoire est riche.

Continuons donc vers le passage Véro Dodat (1826). Ce passage offrait un raccourci entre le quartier des Halles et le Palais Royal

 

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Les plafonds qu'aimait tant Colette. La galerie Véro Dodat porte en elle quelque chose de Venise. Le col de l'allée centrale, bien que pas d'origine, rappelle le dessin des échiquiers florentins

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De riches boutiques. Vous trouverez la célèbre marque Louboutin qui offre une coupe de champagne aux clientes célèbres qui essayent ses créations originales.

Cette galerie est un écrin sombre qui garde les mystères. Ne dit-on pas que ses caves ont servi à cacher des résistants pendant la seconde guerre ?

 

Le prochain billet dans la continuité vous fera admirer St Eustache.

Mais je n'en ai pas fini avec les passages. Une journée ne suffit pas, j'envisage d'approfondir mercredi prochain. Donc affaire à suivre .....

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05 novembre 2016

24 h photos 2016

Pour les 24 heures photo de  PATRICIA

 

 

je vous offre un beau bouquet de tarines

 

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Elles me font penser à un ensemble de champignons posés là dans l'herbe.

 

Belle semaine à tous les lecteurs et les participants à ce 24 h photos

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